Au creuset de ma conscience

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Très souvent je me demande où va ce monde, lorsque je regarde la recrudescence de la criminalité, la morale qui ne soigne, hélas, plus les vices, je commence à avoir peur pour la destinée de la race humaine.
Envahi par une peur bleue, ma conscience n’arrive pas à rester muette, elle commence à construire des questions pour essayer d’appréhender la nature sauvage et égocentrique des êtres humains.
Qu’est-ce qui guide la volonté des hommes en ces temps pour agir avec autant de cruauté? De quoi est faite cette attitude féroce envers nos semblables et notre environnement ? La sauvagerie est-elle devenue une issue pour s’affranchir individuellement des difficultés ? Nul ne sait.
Une simple analyse et réflexion autour de la réalité me laisse comprendre que l’amour ne guide plus le faible vouloir des hommes, et déduire que nous avons perdu notre humanité…

Mais où est passé l’amour ?
Créé pour être l’élément essentiel de la vie, ce sentiment intense qui occupe une place centrale dans la psychologie humaine et qui se manifeste fréquemment par la tendresse et l’empathie est devenu la risée des gens modernes.
L’amour n’est plus dans les cœurs ni dans les gestes ; les comportements de nos « hommes civilisés » sont teintés d’individualisme et d’atrocités de toutes sortes.
Alors que faut-il espérer si l’amour est méprisé et anéanti? Le fait de croire que rien n’est vide, par quoi est-il substitué dans le cœur de mes semblables?
Dans le creuset de ma conscience, la réalité s’épure pour me laisser sentir que le sexe démesuré, le matérialisme et la cupidité en ces temps remplacent et défient la classification de l’amour des philosophes hellénistes à savoir : Eros, Philia et Agapè. Sans oublier les bouleversements et les transformations sociales qui brisent les principes élémentaires de l’amour.
À bien comprendre, les actions humaines mettent en déroute la logique de l’amour qui ouvre normalement la porte à la compréhension du bien-être collectif, pour embrasser un individualisme teinté d’une haine extraordinaire et sans limite. 

Pourquoi la haine domine-t-elle le cœur des hommes ?
Même si on comprend que la haine traduit le manque d’amour d’un homme pour lui-même et pour les autres, n’est-il pas intéressant de questionner les dérives de la mondialisation ? Il arrive que la course effrénée pour la réussite individuelle dans un monde dominé par le capitalisme ne soit pas sans conséquence.
Si j’analyse un peu le contexte mondial, un petit groupe d’hommes exploite sans mesure une grande majorité d’hommes sans égard pour la nature et tous les autres règnes afin de satisfaire un besoin avide du matériel ; que faut-il espérer ?
La perversion d'un système soumis au diktat de la croissance !
Par cet acte, l’équité devient une utopie et la pauvreté une norme.
Des circonstances qui engendrent un déséquilibre sociétal planétaire et germe la frustration et la haine dans le cœur d’un grand nombre de gens.

Pourquoi les hommes sont si méchants ?
Dans la conjoncture dans laquelle nous vivions, la haine est devenue un ensemble organisé qui utilise la force de ses corollaires pour mieux s’installer : la cruauté, la jalousie, la colère et l’envie prédominent les actions en augmentant de manière considérable la méchanceté chez les hommes.
À bien nous regarder, nous avons perdu la boussole de l’existence pour réduire notre seul objectif de vie à l’envie de « s’enrichir » au contact des autres. En ces temps tumultueux, il est très difficile d’éprouver de la compassion pour ceux qui cherchent à nous nuire et pour ceux qui sont dans le besoin.
Un comportement qui rend l’homme méchant et fait de la méchanceté un acte gratuit.

En quoi sommes-nous différents de l’homme primitif ?
En maintes fois, pour édifier un barrage avec l’homme primitif du fond des âges, nous nous disons que nous sommes investis de qualités mentales particulièrement avancées. N’est-ce pas une aberration de penser ainsi lorsque nous examinons notre comportement ?
Pour voir s’il existe vraiment une différence, il est nécessaire de comparer l’homme primitif et l’homme moderne.
Selon les paléontologues, l’homme primitif n’est pas un homme civilisé, sa structure d’esprit est autre, et pour tout dire quasi animale. Sa condition de vie et l’instinct de survie le mettent très souvent dans un état de barbarie absolue.
L’homme moderne se dit que ses choix et ses actions sont guidés par la raison cependant il trouble l’ordre de l’univers sans se rendre compte qu’il en fait partie. Malgré qu’il soit civilisé, il tue ses semblables pour le plaisir et se laisse animer par une mentalité de représailles.
Par ce parallèle, qu’est-ce qui différencie vraiment les hommes modernes soit disant « civilisés » des hommes primitifs ? Je ne vois pas …

Dans ce monde de discorde où tout va mal, que faut-il faire pour stopper la force de la violence, la haine qui gangrène ? Je pense que l’heure est venue d’engendrer des initiatives porteuses d'un futur responsable et solidaire qui privilégie le bien vivre au bien-être matériel. Il est temps de constituer un nouveau système de vie fondé sur l’épanouissement personnel et la fraternité entre les hommes.

Jeff Valbrun Influencer

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